Le fonds souverain saoudien, connu sous le nom de Public Investment Fund (PIF), est un acteur actif sur les marchés publics et privés américains.
Contrairement à la plupart des fonds américains, il n’est pas tenu de divulguer ses participations sur ces marchés. Cependant, lors des récentes audiences sur la fusion PGA-LIV, une liste précédemment non divulguée des principales participations en actions du fonds, d’une valeur d’environ 35,5 milliards de dollars, a été révélée.
D’après ce rapport, il apparaît que le PIF a effectué une série de paris clairs sur des offres d’expériences, allant des jeux aux divertissements en personne.
La liste, mise à jour au 31 mars, montre une participation de 8,9 milliards de dollars dans le constructeur automobile électrique Lucid, représentant environ 25% des participations en actions du PIF. Le PIF contrôle environ 60% des actions en circulation de Lucid au moment de la publication.
La deuxième plus grande participation du PIF, d’une valeur de 3,3 milliards de dollars, est détenue dans Activision Blizzard, éditeur de jeux vidéo. Les actions de l’entreprise ont augmenté de plus de 10% lors de la séance de trading de mardi, car un juge a rejeté la demande de la Federal Trade Commission d’une injonction pour retarder l’acquisition de l’entreprise par Microsoft.
En termes de taille, les autres principales participations du PIF étaient dans Electronic Arts (2,98 milliards de dollars, soit 8,4% de son portefeuille), Uber (2,3 milliards de dollars, soit 8,4%), Take-Two Interactive Software (1,36 milliard de dollars, soit 3,8%) et Live Nation (880 millions de dollars, soit 2,5%).
Le PIF était sous-pondéré ou surpondéré dans son exposition aux entreprises technologiques par rapport à l’indice Nasdaq. Sa participation de 691 millions de dollars dans Meta représentait environ 1,9% de l’allocation totale du fonds sur les marchés publics, comparée à une pondération de 2,87% de l’action dans l’indice S&P.
Google représente 2,87% du poids du Nasdaq, mais ne constitue que 1,2% du portefeuille public de 35,51 milliards de dollars du PIF. Le fonds avait également une exposition importante à d’autres entreprises technologiques, notamment Booking Holdings, Take-Two, Uber et Zoom.
L’Arabie saoudite bénéficie d’un accès privilégié et d’une attention particulière de la part des investisseurs en capital-risque et en capital-investissement, qui cherchent à mobiliser les vastes ressources financières du royaume dans le cadre de sa diversification hors des investissements pétroliers et gaziers, sous la direction du prince héritier Mohammed bin Salman.

